La bataille de la Dives - Juin à Septembre 1944


Normandie - La Dives, 1944 - Témoignages, documents et images

Entre l’Orne et la Dives, la bataille de Normandie commence dans la nuit du 5 au 6 juin avec l’arrivée de nombreux parachutistes britanniques et canadiens. Les communes sont proches de Caen et les civils espèrent être libérés rapidement.

Pourtant, l'attente durera près de 3 mois pour la plupart des communes situées dans ce secteur !

Caen libérée le 19 juillet, la bataille de la Poche de Falaise est menée et le lancement de l’opération Paddle qui vise à libérer l'Est de Caen n'intervient que le 17 Août 1944.

Comment les civils ont-ils vécu cette histoire ? Nous sommes allés à la rencontre des témoins qui nous ont raconté les bombardements, l'évacuation, drames et actes de résistance.

 

Vous trouverez sur ce site des témoignages, documents et images sur la vie d'une trentaine de communes entre l'Orne et la Dives du 6 juin à fin août 1944.

 


Qui sommes-nous ?

L'association "Un fleuve pour la Liberté, la Dives" s'est créée à Dives-sur-mer en décembre 2012 autour de la parution du livre de Vincent Carpentier qui retrace l'histoire de la bataille de la Dives.

Elle s'est donnée pour objectifs de recueillir les souvenirs des témoins, effectuer des recherches et collecter des documents autour de cette histoire locale.

 

 


Entre l'Orne et la Dives , du 6 juin à la Libération

Dans la nuit du 5 au 6 juin, les paras anglais et canadiens de la 6th Airborne Division ont reçu l’ordre d’attaquer, aux toutes premières minutes du 6 juin 1944,  à l’ouest de la Dives. Ils doivent sécuriser le flanc est du Débarquement qui à l’aube, aura lieu sur les plages de la baie de Seine. Avec leurs camarades américains, engagés sur le flanc opposé, au-dessus des marais de Carentan et de Sainte-Mère-Église, les Bérets rouges seront les premiers à poser le pied sur la France occupée. Leur mission est énorme : s’emparer par surprise des ponts sur l’Orne et son canal ; détruire les ponts sur la Dives, à Varaville, Robehomme, Bures et Troarn ; neutraliser la batterie de Merville ; semer la zizanie côté allemand pendant au moins 24 heures ; enfin se regrouper sur les hauteurs entre Ranville et Troarn afin d’y organiser une tête de pont au nord-est de Caen. Coûte que coûte, ils doivent tenir jusqu’à ce que les troupes acheminées par mer parviennent à les rejoindre, commandos en tête.

 


Peu après minuit, les parachutages commencent sur les trois zones de saut de Ranville, Varaville et Touffreville, tandis que les planeurs 

 « Horsa » chargés de jeeps, d’explosifs, de matériel médical abordent leurs objectifs, le tout dans une nuit d’encre seulement éclairée par les rafales de la Flak anti-aérienne. En quelques minutes, les ponts sur l’Orne sont capturés par les hommes du Major Howard, un commando du 2nd Ox & Bucks dont les planeurs s’écrasent presque tous sur l’objectif. À Ranville, les paras de la 5e brigade investissent le terrain et renforcent les défenses de Bénouville. À Touffreville, le 8e bataillon parachutiste marche sur Troarn dont le pont est bientôt détruit par les sapeurs du Major Roseveare (3rd para squadron, The Royal Engineers). Plus au nord, à Varaville et alentour, un grand nombre de paras tombe dans les marais inondés ; les plus chanceux s’en tirent après des heures de marche harassante, avec tout leur barda, dans les marécages où patrouille l’ennemi, mais les autres se noient dans les fossés, invisibles sous la lune. Deux à trois cents paras disparaissent ainsi… 

Carte détenue par un parachutiste dont la mission était de rejoindre Bavent
Carte détenue par un parachutiste dont la mission était de rejoindre Bavent

Le 9e bataillon du colonel Otway accomplit néanmoins sa mission en réduisant au silence, du moins pour un temps, la batterie de Merville. Les rescapés marchent ensuite vers le château d’Amfreville, où ils livrent de violents combats, puis s’enterrent dans le bois de Bavent, devant Saint-Côme et Bréville-les-Monts où le plus dur les attend encore. À Varaville, le combat s’engage contre les Allemands qui occupent là aussi le château, pendant que des groupes de sapeurs détruisent les ponts sur la Dives, avant de se replier vers Ranville où le général Gale a établi son QG.

Cependant, tout comme le brigadier Hill, commandant la 3e brigade du Parachute Regiment en avait averti ses hommes, le chaos règne. Sous l’effet combiné du vent, de la Flak, de la nuit et de la peur, nombre de paras, largués trop tard et trop loin, se retrouvent parfois à des dizaines de kilomètres de leur zone de saut. Quant aux planeurs, beaucoup s’écrasent loin de leur zone d’atterrissage, notamment sur les coteaux à l’est de la Dives que leurs pilotes ont confondue avec l’Orne. Sur les hauteurs et dans les marais de la Dives que Rommel a fait inonder au printemps 44, se forment bientôt de petites bandes errantes, perdues dans les bois, qui deviennent la proie des patrouilles ennemies qui elles, connaissent bien le terrain ...


La libération, tant espérée, n’est pas pour demain : il faut attendre la prise de Caen, verrouillée par les Panzers des redoutables divisions SS, tandis que les Américains, à l’ouest, s’enlisent dans la guerre des haies et tardent à capturer Cherbourg. Le 19 juillet enfin, au prix d’effroyables bombardements, Caen est dégagée par les troupes canadiennes et britanniques. Vient ensuite le carnage de la poche de Falaise, du 12 au 21 août : les lambeaux de l’armée allemande refluent alors en désordre vers la Seine, poussés par les chars américains. Immédiatement, Montgomery ordonne le basculement de ses armées vers l’est ; sur le front de la basse Dives, c’est l’opération Paddle (Pagaie) : paras et commandos vont franchir la Dives et attaquer les hauteurs de Bassebourg, Dozulé et Putot-en-Auge, où se terre l’artillerie allemande, tandis que sur la côte, les Belges, appuyés au départ par les Bérets rouges de la 6th Airlanding Brigade , marcheront vers Cabourg et Dives-sur-Mer.

Texte Vincent Carpentier



Nos Parutions :  Histoire et témoignages

En savoir +

Les livres sont disponibles chez Orep et auprès de l'Office de Tourisme de Dives-sur-mer. Tel : 02 31 91 24 66 

Un  nouveau site de l'association

L'association s'est lancée dans la collecte de témoignages et documents sur la vie dans les cités ouvrières de Dives. Des entretiens sont en cours. Si vous possédez des documents, des photos vous pouvez nous contacter !

 

Un projet de livre rédigé par Pierre Coftier avec l'éditeur "Les Cahiers du Temps" est lancé, à l'horizon mars 2020.

 

Consultez le site :

memoireouvriere.com