Dives-sur-mer


L'entrée de la Brigade Piron le 21 Août 1944
L'entrée de la Brigade Piron le 21 Août 1944

On compte une vingtaine de victimes civiles à Dives-sur-mer entre le 6 juin et l'évacuation ordonnée par les allemands le 17 juillet 1944. Ces décès qui touchent des familles entières sont dus à la chute d'un avion anglais, à des bombes lâchées d'un avion allemand poursuivi par la RAF et à des mitraillages. 

Le 4 juillet, la Gestapo fait une descente dans le cottage et arrête des résistants soupçonnés d'avoir caché des parachutistes anglais.

Le 12 juillet, le Conseil municipal prend acte de l'ordre d'évacuation qui doit être effectif au plus tard le 17 juillet.

Les belges de la Brigade Piron qui sont arrivés à Cabourg le 21 août pénètreront dans une ville déserte après avoir traversé la dives sur des embarcations prêtées par des pêcheurs. 



Témoignages - Dives-sur-mer

Télécharger
Témoignage de Francis Hervé
Sa mère tenait l'Hôtel du Port et son beau-père était marin-pêcheur en 1944, ...
Françis Hervé.pdf
Document Adobe Acrobat 79.3 KB
Télécharger
Souvenirs d'exode de Mme Goupil
Goupil Dives.pdf
Document Adobe Acrobat 103.8 KB
Télécharger
Souvenirs de Francette Piel
Francette se souvient de l'arrestation de M. Cazenave
Francette Piel.pdf
Document Adobe Acrobat 102.3 KB

Télécharger
Témoignage de Bernard L.
Sauvé par un jeune garçon qui l'a protégé dans un bombardement
Bernard L.pdf
Document Adobe Acrobat 65.2 KB
Télécharger
Récit de Jacques Loisnard
Son père, propriétaire d'une quincaillerie à Dives, s'est barricadé dans sa maison avec toute sa famille pour ne pas évacuer ...
Jacques Loisnard - Dives.pdf
Document Adobe Acrobat 150.0 KB
Télécharger
Quelques souvenirs de Florent Marcienne
Le jour du débarquement, j’étais à la fenêtre et j’ai vu un avion en feu dans le chemin du Petit Pavé. Il y avait des pins qui brûlaient, le moteur était tombé dans le champ ...
Marcienne.pdf
Document Adobe Acrobat 108.7 KB
Télécharger
Journal de Fernande Aveline tenu au jour le jour de juin à juillet 1944
La cidrerie située à proximité du pont de Cabourg abritait toute la famille Aveline. Fernande décrit les bombardements incessants, les mitraillages des avions, la peur qui règne et où aller ? La situation n'est pas plus sûre dans la campagne.
Dives Journal Fernande Aveline.pdf
Document Adobe Acrobat 174.5 KB
Télécharger
Enregistrement de Claude Schreiner en 1994
Claude Schreiner a pris la parole en 1994 devant les élèves du collège pour raconter ses souvenirs. L'enregistrement fait à l'époque par Marc Haugmard a été remis à l'association par Vincent Carpentier
Claude Schreiner red.pdf
Document Adobe Acrobat 269.2 KB
Télécharger
Témoignage de René Lesieur
La petite soeur de René a été tuée sous ses yeux lors d'un mitraillage par un avion anglais sur la route de l'évacuation
René Lesieur - Dives.pdf
Document Adobe Acrobat 114.6 KB
Télécharger
Souvenirs de Maurice Isabelle
Le jeudi, Maurice accompagnait son père qui emmenait des cailloux à Houlgate pour la construction des blokhaus
Maurice Isabelle.pdf
Document Adobe Acrobat 117.0 KB
Télécharger
Récit de Marc Lanois
Retranscription d'un enregistrement video de Marc Lanois. Le 6 juin, il a vu les allemands ramener les parachutistes prisonniers près des mitrailleuses ...
DIVES marc lanois.pdf
Document Adobe Acrobat 82.1 KB
Télécharger
Récit de Robert Richard
Robert, âgé de 12 ans habitait rue Saint Eloi à Dives. Le 11 juin, un avion allemand lâche ses bombes qui tombent sur le groupe de maisons où il habite, faisant 11 victimes civiles.
DIVES Robert Richard.pdf
Document Adobe Acrobat 58.7 KB
Télécharger
Souvenirs de Georgette Ledanois
Georgette avait 20 ans en 44, elle travaillait à Cabourg et elle s'y rendait en traversant la Dives en barque ! De retour d'exode, elle était avec ceux qui ont fait sonner les cloches de l'église.
Georgette Ledanois née Eugène.pdf
Document Adobe Acrobat 219.6 KB
Télécharger
Souvenirs de M. Corbin
M. Corbin raconte qu'enfant, il n'avait pas peur. Il cachait des armes sous le fauteuil de sa grand-mère, Mme Chesne ! L'exode l'emmènera jusqu'à Paris
DiIVES M Corbin.pdf
Document Adobe Acrobat 90.8 KB
Télécharger
Récit de Mme Chéreau, née Beaudouin
Peu après le débarquement, un parachutiste canadien lui demande où est l'Orne !
DIVES Madame Chéreau née Beaudouin.pdf
Document Adobe Acrobat 113.9 KB
Télécharger
Une lettre adressée à Mr et Mme Chesne de Dives en juillet 1944
Cette lettre est écrite à ses parents par Marcelle Trésarrieu, sage-femme à Blainville. Elle décrit les premiers jours du débarquement et comment alors qu'ils se sont endormeis avec le boches, ils se réveillent avec les anglais En août elle retourne à Dives voir dans quel état est la maison de ses grands-parents.
Marcelle Trésarrieu Blainville-Dives.pdf
Document Adobe Acrobat 220.2 KB
Télécharger
Récit de Gérard et Bernard Pontais
Gérard habitait dans l'école Colleville en juin 1944. Le soir, il fallait faire brûler du foin pour éloigner les nuées de moustiques. Bernard, plus âgé, était caché dans une ferme. En juillet 44, ils partent en exode avec un drôle d'équipage ...
Gérard et Bernard Pontais Dives.pdf
Document Adobe Acrobat 119.2 KB
Télécharger
Récit de Marguerite Jean
Agée de 102 ans en 2013, Marguerite se souvient de l'arrivée d'un parachutiste dans les petits pois de son jardin ...
DIVES Marguerite Jean.pdf
Document Adobe Acrobat 72.7 KB
Télécharger
Récit de Francis Giffard
Francis travaillait à Lisieux lors du débarquement. De retour à Dives, il s'engage comme volontaire dans l'armée.
DIVES temoignage de Francis Giffard.pdf
Document Adobe Acrobat 55.0 KB
Télécharger
Récit de Ginette Ledorze
Ginette a assisté au décès du petit Jack Martin en juin 1944.
DIVESGinette Ledorze.pdf
Document Adobe Acrobat 42.3 KB
Télécharger
Récit de Maria Legrand, née Zarinski
Habitant près de l'usine, Maria et ses parents sont évacués dès le mois d'Avril 44, ils se rendent à Tillières-sur-Avre à pied où se trouve une usine Cegedur.
DIVES Maria Legrand Zaranski.pdf
Document Adobe Acrobat 71.6 KB
Télécharger
Récit de Marie
Marie avait 19 ans en 1944, de retour de l'exode, elle a assisté à la collision de 2 forteresses volantes au-dessus de Dives-Cabourg le 1er septembre 1944.
Dives Marie.pdf
Document Adobe Acrobat 76.5 KB
Télécharger
Récit de Robert Ledorze
Le 8 juin, un avion anglais s'écrase rue Georges Landry, Robert assiste au spectacle douloureux.
DIVESRobert Ledorze.pdf
Document Adobe Acrobat 56.8 KB
Télécharger
Témoignage d'Yvonne Jean
Yvonne Jean fait partie d’une famille de 5 enfants qui habitait dans les cités à Dives-sur-Mer. Sa sœur aînée était la fiancée de Stanislas Ludwiczack, arrêté le 4 juillet 1944 avec d’autres résistants dans le cottage divais, et retrouvé massacré, avec d’autres, à Saint-Pierre-du-Jonquet.
DIVESYvonne JEAN.pdf
Document Adobe Acrobat 90.1 KB
Télécharger
Récit de Jean Quidot
Jean Quidot, 88 ans, a écrit à Vincent Carpentier pour raconter l'arrestation de l'abbé Leclerc à laquelle, il a assisté en juillet 1944.
Jean Quidot.pdf
Document Adobe Acrobat 169.2 KB
Télécharger
Arrestation à Dives-sur-mer
Jocelyne Eve et H. Ledorze se rappellent de l'arrestation de M. Bimont, Directeur du CET à Dives-sur-mer en juillet 1944
Dives jocelyne eve Bimont.pdf
Document Adobe Acrobat 41.1 KB

Le pilote de l'avion tombé à Dives le 8 juin 44 était belge

Photo tirée du livre « Le N° 349 (Belgian) Squadron au combat 1943-1945 » d’André BAR et Jean-Louis ROBA aux Editions De Krijger -2008
Photo tirée du livre « Le N° 349 (Belgian) Squadron au combat 1943-1945 » d’André BAR et Jean-Louis ROBA aux Editions De Krijger -2008

Le 08 juin 1944, le Flight Sergeant Gheysens est aux commandes de son Spitfire IX MK252 lorsqu'il est abattu en combat aérien par un chasseur près de la tête de pont de Dives-sur-Mer dans le Calvados. Son nom figure au Maidenhaed Register dans le Berkshire en Angleterre.

 

Arrêté en 1940, puis rapatrié, il est arrêté à nouveau le 7 juin 1942 et interné à la Citadelle de Huy jusqu'au 6 novembre. Il est reconnu comme "résistant armé" à l'Armée Secrète depuis le 1er juillet 1941. Gheysens figure parmi les 275 évadés qui ont été aidés par un réseau Comète qui a permis à de nombreux aviateurs à rejoindre l'Angleterre.

 

Jean-Louis Gheysens fut d’abord inhumé à Dives-sur-Mer avant que son corps ne soit rapatrié en Belgique en 1950. Il repose désormais au cimetière communal de Nieuwpoort / Nieuport, en Flandre Occidentale.

 

Plus d'info sur le site du Réseau Comète

http://www.evasioncomete.org/fgheysejm.html


La tragédie du cottage divais en juillet 1944

Au début du mois de juillet 1944, la Gestapo mène une vague d'arrestations dans le cottage de Dives-sur-mer chez des habitants soupçonnés d'avoir caché des parachutistes. Les femmes sont relâchées les jours suivants mais les corps de huit habitants de Dives seront identifiés parmi les victimes retrouvées en septembre 1944 et novembre 1946 à Saint-Pierre-du-Jonquet.

Les corps des divais seront ramenés au cimetière de Dives le 22 novembre 1946, lors d'une cérémonie très émouvante.

D'autres images de Frédérique Houssemaine à voir dans la rubrique Images

Télécharger
La tragédie du cottage divais - juillet 1944 - Document disponible à la médiathèque de Dives-sur-mer
Les arrestations dans le cottage divais début juillet 1944 de plusieurs habitants, soupçonnés d'avoir abrité des parachutistes anglais. Les corps suppliciés seront retrouvés à Saint-Pierre-du-Jonquet en 1945. Témoignages recueillis en 1994.
DIVESLa tragedie du Cottage de Dives.pdf
Document Adobe Acrobat 94.4 KB

Des images du rapatriement des corps des divais sont visibles ici


Une drôle de colonie de vacances

Mimi Guilham est institutrice à Dives-sur-mer, en août 1943, elle accompagne une trentaine d'enfants pour une colonie qui ne devait durer qu'un mois. A la rentrée, la municipalité lui demande de prolonger le séjour pour garder les enfants en sécurité. Elle fait donc la classe à Fierville pendant une année. Après le débarquement, les enfants seront évacués vers Chambois... et reviendront tous sains et saufs en octobre 1944. De juin à fin août, 1944, ne pouvant plus échanger par courrier avec son fiancé Robert, Mimi tient un journal dans lequel elle note ses déplacements, ses impressions, ses angoisses …

Des images de la colonie de vacances sont visibles ici


Le caporal Wright enterré à Dives est mort lors du naufrage du Derrycunihy devant Ouistreham

cimetière de Dives
cimetière de Dives

Caporal Wright, Sydney Francis. Décédé le 24 Juin 1944 à 29 ans.

Sydney Francis WRIGHT servait au 43ème Régiment de Reconnaissance, Royal Armoured Corps (2/5 Bn the Gloucestershire Regiment ). Il est le fils de Mr et Mme W.S. Wright, et beau fils de Mr F.O. Russell, et marié à Doris Wright, de Peaceheaven, Sussex (commune littorale situé à l’est de Brighton). Son régiment, embarqué sur un cargo codifié T72, le MV Derrycunihy, devait débarquer le 20 Juin au soir sur Sword. A cause d’une forte mer, le cargo ne sera pas débarqué et attendra trois jours sur place. Le 24 juin au matin, par beau temps, il lève l’ancre pour rejoindre Juno. Il heurtera en route une mine marine qui le fera couler, tuant au passage 189 hommes du régiment et 25 membres de l’équipage, en blessant 150 de plus. Le navire sera en fait coupé en deux, la partie arrière coulant en l’espace de 20 secondes. Le corps du caporal Wright aura dérivé vers Dives-sur-mer.

Informations transmises par Vincent Hautain et Ian Sommerville. 

 

 

Image courtesy of Burntisland Heritage Trust
Image courtesy of Burntisland Heritage Trust

Des rues de Dives portent le nom de résistants

Marius Trefouel
Marius Trefouel

Place Marius Trefouel 

Employé à la SNCF, Marius Trefouel était affecté à la gare de Dives-sur-mer, mais il était aussi membre du réseau Zéro France, réseau de résistance créé en Belgique et dirigé dans la région par Aimable Lepeu, pharmacien. Ce réseau pratiquait les renseignements sur les défenses côtières, l’aide aux réfractaires au STD mais aussi le sauvetage des survivants d’avions alliés abattus sur la côte. C’est ainsi que Marius Trefouel participa au sauvetage d’un pilote norvégien à la fin du mois d’Août 1943. Ce fait est confirmé par Lucien Levillain, déporté survivant de Trouville.

Il fut arrêté bien après, le 29 mars 1944, quand commença le démantèlement du réseau Zéro France, manifestement sur dénonciation, selon les documents des Archives départementales.

Déporté le 5 juin 1944, à Neuengamme près d’Hambourg, il fut transporté plus au Sud à Bergen-Belsen. C’est dans ce camp qu’il décèdera le 15 Avril 1945, le jour de la libération par les britanniques, à l’âge de 31 ans.

Notice de Claude Doktor rédigée à l’occasion du dévoilement de la plaque « Place Marius Trefouel » le 28 Avril 2013 à Dives-sur –mer, en présence de Mme Prat, fille de Marius Trefouel.

Rue Gaston Manneville 

Né à Paris, le 18 avril 1892. Avant la guerre, Gaston Manneville, tenait une baraque de loterie foraine et sillonnait la Normandie. Militant communiste depuis la création du Parti en 1920, il était également vice-président national du syndicat des forains. La guerre le surprit alors qu’il avait installé sa roulotte à Dives, il fut affecté à l’usine en 1939 où il se fit remarquer très vite par sa propagande extrémiste. Dès les débuts de l’occupation, il prit la tête du mouvement de contestation, en liaison avec André Lenormand. Il participa à la distribution de tracts et mei sur pied un comité de chômeurs qui organisa plusieurs manifestations populaires devant la mairie. Au printemps 1941, il s’efforça d’empêcher la déportation autoritaire de 200 chômeurs  au port de Lorient. Etroitement surveillé pour ses activités de propagande, il fut arrêté par les autorités françaises le 1er juillet 1941 par les autorités françaises et condamné à 5 ans de prison par la Cour d’Appel  de Caen. Interné à la centrale de Melun puis à Compiège, Gaston Manneville fut déporté à Buchenwald en mai 1944. Rentré en France après la fin de la guerre il décéda en Octobre 1945. 

Extrait de « Dives-sur-mer, une usine et des hommes » de Jean Quellien 

Parc André Lenormand 

Né en 1913 et fils d’un ouvrier de l’usine d’électrométallurgie de Dives, André Lenormand adhère au parti communiste dès 1930. Ouvrier peintre, il partage son temps entre Deauville et Paris où il milite au sein des jeunesses  communistes.

En 1937, il travaille à la SNCF et assure le transport des tracts entre Paris et le Calvados. Il est en liaison étroite avec Gaston Manneville qui s’efforce d’organiser la Résistance au sein de la population ouvrière de Dives.

André Lenormand est arrêté le 1er juillet 1941 avec une dizaine de camarades de Dives. Traduit devant la section spéciale de la Cour d’appel de Caen, il est condamné à cinq ans pour activités communistes. Interné à Melun puis Châlons-sur-Marne, il est déporté à Buchenwald en mai 1944.

 

Il rentre en 1945, devient secrétaire fédéral du Parti communiste. Il sera député du Calvados de 1946 à 1958, maire de Dives de 1953 à 1983 et conseiller général du calvados de 1960 à sa mort en 1984.