Rencontres


Rencontre avec Frania Haverland et les élèves du Lycée Jean Jooris de Dives/mer - Novembre 2016

La rencontre a eu lieu au cinéma le Drakkar de Dives-sur-mer jeudi 3 novembre 2016. Frania Haverland a raconté son parcours de juive polonaise déportée devant un public d'élèves du Lycée Professionnel de Dives. La rencontre rendue possible par l'association a été organisée avec Aurélie Boulant-Loge qui participe au concours organisé par l'Académie. Lauréate du concours, elle emmènera sa classe de CAP à Auchwitz le 18 janvier 2017.

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Article presse Ouest France 5 novembre 2016
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Médiathèque de Dives-sur-mer le 25 juillet 2014

L'arrivée de la Brigade Piron à Houlgate
L'arrivée de la Brigade Piron à Houlgate

La Compagnie « Le grain de sable » organise chaque été des rencontres littéraires. Trois rencontres sont prévues à la médiathèque de Dives-sur-mer avec la participation de l’association « Un fleuve pour la liberté, la Dives ». Christine Le Callonec a animé la séance du 25 juillet avec la projection d’un film rare issu d’archives belge sur l’arrivée en Normandie des belges de la Brigade Piron et la libération des communes de la côte fleurie. Philippe Müller a lu ensuite le récit de Roger Destrebecq qui raconte la mort tragique du soldat Simon Rouche lors de la  la libération de Deauville-Trouville. Une animation dans le TER a suivi cette séance.

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Récit de Roger Destrebecq
La mort de Simon Rouche lors de la libération de Deauville-Trouville.
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Autres témoinages sur le site de la Brigade Piron

 

 http://www.brigade-piron.be/

Les belges de la Bidade Piron traversent la Dives
Les belges de la Bidade Piron traversent la Dives


Café-livre à la Batterie de Merville le 5 juillet 2014

Vincent Carpentier, Jacqueline Leprettre, Jean-Blaize Djian sont interrogés par Hamed Berkane
Vincent Carpentier, Jacqueline Leprettre, Jean-Blaize Djian sont interrogés par Hamed Berkane

Un café-livre organisé par la bibliothèque de Merville sur le site de la Batterie de Merville a réuni plusieurs auteurs, parmi lesquels Vincent Carpentier pour ses livres parus en 2014. Le débat était mené par Hamed Berkane qui a remercié l'auteur pour "le plus émouvant et le plus bel hommage que l'on pouvait rendre aux bérets verts et aux bérets rouges, à tous ces hommes de la 6ème Airborne, qui ont donné leur jeunesse, leur sang pour que triomphe la liberté, notre liberté".

 

Malgré la pluie et le vent, un public intéressé a participé au débat. L'historien a retracé les difficultés rencontrées par les parachutistes tombés dans les marais inondés : la batterie a été prise par 150 rescapés alors qu'ils devaient être près de 800 pour mener à bien cette action. Il a attiré l'attention sur les conditions très difficiles de cette guerre de position pendant laquelle, en plus des combats acharnés, les soldats étaient littéralement assaillis par des nuées de moustiques. Il a captivé son auditoire en racontant l'exploit des commandos le 17 Août lorsqu'ils ont traversé les marais de Varaville, de nuit, en suivant un fil blanc, le plus silencieusement possible sans attirer l'attention des allemands ...


Jean Laspougeas à Bavent le 26 juin 2014

Jean Laspougeas a présenté : " Troarn dans la bataille de Normandie". Les témoins, Mme Vaquet, MM Letirand et Bidgrain racontent ...
Jean Laspougeas a présenté : " Troarn dans la bataille de Normandie". Les témoins, Mme Vaquet, MM Letirand et Bidgrain racontent ...

Jean Laspougeas a évoqué la bataille qui s’est déroulée dans le canton de Troarn  en 1944 (ce canton amputé de la partie nord a donné le canton de Cabourg en 1982). La prise de Troan faisait partie des objectifs du jour J fixés par le Général Montgomery. Le secteur était confié au 8ème bataillon anglais et à des canadiens. Après une dispersion des parachutistes dans les marais de la Dives, un raid mené par le Major Rosewaere a permis de faire sauter le pont de Troarn. Toutefois les difficultés liées à la situation géographique d’une « campagne idyllique parsemée de bois, de vergers, de haies, … » et la résistance des allemands n’ont pas permis de tenir cet objectif. Une guerre de position s'en suit et les allemands font évacuer la population le 6 juillet.

L’historien a expliqué comment les alliés ont ensuite tenté d’anéantir les chars allemands lors de l’opération Goodwood le 18 juillet : un bombardement terriblement violent : un char Tigre de 60 tonnes est renversé par le souffle, un soldat allemand tombe fou et, mauvaise surprise : bien des chars allemands ont résisté. Finalement, la libération du canton n’a été rendue possible que le 17 Août par la retraite des allemands après les combats qui ont eu lieu dans la basse vallée de la Dives et la percée de la « poche de Falaise ». 

Jean Laspougeas a insisté sur l'archarnement qui illustre toute la durée de cette bataille de Normandie et il a attiré l'attention du public sur le fait que, fin Août, la Normandie n’était pas totalement libérée, La fin du siège du Havre a eu lieu le 12 Septembre et les îles anglo-normandes en 1945 seulement … "Ce fut un succès ambivalent !" 

Odile Couillard-Barry
Odile Couillard-Barry

Plusieurs témoins ont ensuite apporté leur témoignage sur leur vécu du 6 juin, l'exode et le retour en septembre. Mme Vaquet se souvient que son père et son frère ont fait partie des otages qui devaient être fusillés lorsqu’un soldat allemand a été tué à Bavent. Les otages ont été épargnés grâce à l’intervention héroïque d'un prêtre.  Elle dit aussi à Odile Couillard Barry qui l'a interrogée : "ton père aussi était un héros ! "

M. Bidgrain a évoqué l’action héroïque de Robert Godey qui a tenté de conduire des parachutistes anglais vers leur lieu de rendez-vous et est tombé dans une embuscade (voir le récit

M. Letirand qui habitait Saint-Samson raconte "le 6 juin, on est sortis avec mon père, il y avait des paras partout. On a entendu un grand bruit, on l'a su après : c'était le pont de Bures sur la Dives qui sautait".

Jean Laspougeas, Christine Le Callonec, présidente de l'association et Jean-Luc Garnier, maire de Bavent
Jean Laspougeas, Christine Le Callonec, présidente de l'association et Jean-Luc Garnier, maire de Bavent

Jean Quellien à Dives-sur-mer le 19 mai 2014

Jean Quellien
Jean Quellien

Jean Quellien a évoqué la résistance et la collaboration sur la Côte fleurie. Dans le département du Calvados, Résistance et collaboration ont été des phénomènes étroitement liés à l’urbanisation. À ce titre, parce qu’elle était à la fois plus peuplée et que les Allemands y étaient aussi plus nombreux que dans l'intérieur des terres, la zone côtière située entre Varaville et Honfleur, autrement dit la Côte fleurie, à l'est de Caen, a été particulièrement concernée.

Ainsi, d'après les fiches enregistrées à la préfecture, on recense 965 collaborationnistes en 1940-41 dans le Calvados, dont 1/4 sur la Côte fleurie, et plus de 2000 résistants reconnus dont 20 % sur la Côte fleurie. Jean Quellien a présenté les différents mouvements et réseaux de résistance dans ce secteur :

L’Organisation civile et militaire (OCM), la plus développée dans le Calvados, avec à sa tête Joseph Blanchard et l’Abbé Jean Daligault ;

Le mouvement Combat d'Albert Manuel, surtout présent sur Honfleur ; Le Front National et les FTPF, formés à l’initiative des leaders du PC clandestin, dont André Lenormand, un personnage bien connu à Dives-sur-Mer ;

Le réseau "Jean-Marie" Buckmaster, créé par un colonel anglais, qui fut la principale organisation de résistance du Pays d’Auge ; Le réseau Zéro-France, dirigé localement par Aimable Lepeu, pharmacien à Dives-sur-Mer, et ses 4 lieutenants.

L'historien a évoqué ensuite la collaboration, à travers le RNP Rassemblement National Populaire, le groupe Collaboration et le Parti Populaire Français. Deux collaborateurs notoires établis dans la région : Angelliaume, un sexagénaire marchand de tissus à Dives-sur-Mer, et Henri Thuillier, jeune homme d'une vingtaine d'années, ont fait régner la terreur entre Dives, Cabourg et Varaville, en renseignant la Gestapo et en diffusant activement la propagande nazie, notamment auprès des jeunes. Ils sont à l'origine de nombreuses rafles aux conséquences dramatiques, qui ont conduit à la décapitation des groupes de résistance locaux. Tous deux ont été exécutés par des FFI après le 6 juin.

Séance de dédicaces avec la participation de Vincent Carpentier
Séance de dédicaces avec la participation de Vincent Carpentier

Stéphane Simonnet à Cabourg le 10 mai 2014

Stéphane Simonnet présente son livre
Stéphane Simonnet présente son livre

C'est au tour de Cabourg de faire salle pleine pour une nouvelle rencontre organisée par l'association "Un fleuve pour la liberté, la Dives". Stéphane Simonnet a retracé la vie du commandant Kieffer, un homme dont la vie a basculé lorsque le 1er juillet 1940, âgé de 42 ans, il rejoint les forces navales françaises libres en Angleterre. Au printremps 1942, il rassemble une vingtaine de volontaires pour fonder une unité française.

Le 6 juin 1944, il sera à la tête d'une unité qui rassemble 177 jeunes volontaires entrainés durement et qui seront les seuls français à fouler les plages de Normandie. Stéphane Simonnet raconte comment ces hommes ont pris le casino de Ouistreham puis après des combats qui ont duré plus de 2 mois sur la rive est de l'Orne, ils ont poursuivi les allemands jusqu'à la Seine. Il raconte également le deuxième débarquement de cette unité, dans des conditions que les survivants ont jugé encore plus difficiles sur la presqu'ile de Walcheren aux Pays-Bas. Il parle également du manque de reconnaissance des ces 177 français du jour J, avant ces dernières années où enfin, ils retrouvent leur place dans l'histoire de la libération.


Rencontres au collège Paul Eluard de Dives-sur-mer 

François Régnier
François Régnier

 

Le 18 avril 2014, ce sont deux nouveaux témoins qui sont venus rencontrer un groupe d'élèves de 3ème et 4ème au collège avec leurs professeurs Lionel Poullias et Claire Le Sénéchal. François Régnier habitait la ferme de la rivière à Petitville avec ses parents. Son père, Paul Régnier, tenait un journal au jour le jour, où il y a consigné tous les évènements de l'époque. Quand les allemands ont découvert qu'il cachait des parachutistes dans la ferme, il a échappé de peu au poteau : le canadien qu'il cachait a déclaré qu'il était infirmier ce qui lui a sauvé la vie !

 Yvonne Jean
Yvonne Jean

 Yvonne Jean vivait à Dives dans les cités blanches en juin 1944. Sa soeur était fiancée à Stanislas Ludwisack qui a été arrêté pour avoir caché des parachutistes dans sa maison du cottage divais. Son corps a été retouvé à Saint-Pierre du Jonquet en 1945. Les yeux d'Yvonne s'éclairent lorsqu'on lui demande quel a été le plus beau souvenir de la libération :

 "Ah, le 6 juin ..."

Le ramassage des doryphores à mains nues pendant l'école ne lui a pas laissé de si bons souvenirs !

Serge Eve
Serge Eve

 Le 11 avril 2014, une première rencontre entre des habitants de la région, témoins du débarquement et un groupe d'élèves a eu lieu au collège Paul Eluard à Dives-sur-mer. Serge Eve a raconté comment ses parents ont hébergé des soldats anglais rescapés de la poche de Dunkerque en 1940 et l'arrivée des parachutistes dans la ferme de ses parents en 1944. Dans la nuit du 5 au 6 juin, sa mère a conduit des canadiens vers un des ponts de la Dives qu'ils avaient mission de faire sauter tandis que son père était blessé en emmenant un autre groupe de parachutistes vers Merville.

Robert Richard
Robert Richard

 Robert Richard était âgé de 11 ans en 1944. Il habitait dans le cités ouvrières de Dives-sur-mer. Le 12 juin 1944, un avion allemand largue une bombe au-dessus de Dives pour échapper aux tirs des alliés. Robert se souvient de la bombe tombée sur une maisons contigüe à son habitation rue Saint-Eloi. Parmi la dizaine de victimes civiles, il y avait un de ses petits camarades.

 


Projection : Les carnets d'un soldat de la 6ème Airborne le 10 avril par Vincent Carpentier

Tous les élèves de 3ème du collège Paul Eluard de Dives-sur-mer ainsi que quelques élèves de 4ème adhérant au projet "70ème anniversaire" ont participé à une séance spéciale au cinéma Le Drakkar le 10 avril 2014. Vincent Carpentier a capté l'attention du public pendant une heure en commentant les aquarelles de Dobro autour d'un itinéraire d'un soldat de la 6ème Airborne. Il a retracé la préparation du débarquement, les conditions de vie des habitants de la région et les combats qui ont eu lieu entre les alliés et l'occupant. Il a rappelé l'importance du souvenir et le sens des manifestations autour des cérémonies du 70ème anniversaire : les anciens reviennent sur le lieu des combats pour se retrouver entre eux, pour se recueillir sur les tombes de leurs compagnons de combat mais aussi pour partager leurs souvenirs avec les plus jeunes qui n'ont pas connu ces évènements.

Aquarelles de Dobro - Reproduction interdite


Benoit Jeanne à Sallenelles le 25 février  

M. Greffin reçoit Benoit Jeanne et l'association à Sallenelles
M. Greffin reçoit Benoit Jeanne et l'association à Sallenelles

Sallenelles a fait salle pleine le 25 février ! Fils de démineur, Benoit Jeanne a commenté l’histoire méconnue du 3ème bataillon du Génie qui, entre Août 1944 et Mai 1945, est intervenu sur les plages de Normandie après le débarquement. Des engagés volontaires, qui voulaient suivre l’armée de la libération, ont suivi une rapide formation dispensée par les anglais et, avec l’uniforme des tommies ont eu la lourde tache de déminer les plages. Les moyens étaient rudimentaires et la mission dangereuse. 18 démineurs sont morts et 25 ont été blessés. La reconnaissance du bataillon fut très tardive à la suite à la constitution d’une amicale des anciens démineurs.

Jeannine Lériquier a raconté les 77 jours pendant lesquels elle est restée à Sallenelles avec sa famille. Le 15 Août,la tranchée dans laquelle ils s'étaient réfugiés s'est écroulée et ce sont les belges qui les ont sortis. Et si  Jeannine a souvenir d’avoir offert des groseilles à Montgomery , Alain Lavalley a vu Rommel et ses officiers inspecter les défenses autour de sa maison ...

Jeannine Lériquier et Alain Lavalley
Jeannine Lériquier et Alain Lavalley

Yves le Cuziat à Sannerville le 28 janvier 2014             

Yves Le Cuziat devant l'emblème de la 6ème Airborne
Yves Le Cuziat devant l'emblème de la 6ème Airborne

Christian Piélot, maire de Sannerville, et Christine Le Callonec, présidente de l'association ont accueilli 70 personnes pour la première rencontre de l'année 2014. Yves Le Cuziat, président de « Sannerville 44 » a présenté l’opération Goodwood menée le 18 juillet 1944. Des films tournés par l’armée anglaise en 1944 et projetés pour la 1ère fois en France, ont montré aux spectateurs les bombardements sur Sannerville vus depuis Ranville. L’opération Goodwood a  été considérée comme la plus grande bataille de chars de la seconde guerre mondiale sur le front occidental. Montgomery avait mis à disposition un maximum de ses forces. 1000 bombardiers ont été engagés, le bombardement a duré 3 heures pour 5 villages, parmi lesquels Sannerville, situés juste à l’est de Caen. Ce fut « un chaos retourné, un bombardement d’une intensité inimaginable ». Le front n'a avancé que de 11km et Troarn n'a pas pu être libérée avant le 17 Août. La population avait été évacuée par les allemands le 14 juillet, mais beaucoup avaient fui, à pied, dès le milieu du mois de juin. 

Des témoins nous ont raconté comment ils avaient  vécu la nuit du 5 au 6 juin, Jacqueline Sehier, seule dans sa chambre, « on y voyait comme en plein jour, je me suis couchée toute habillée, au cas où … » et Claude Lemonnier, dont les grands-parents tenaient un restaurant , a raconté comment sa grand-mère n’a pas hésité à réclamer au commandant le tourne-disque de son fils, prisonnier en Allemagne, et que les allemands avaient emmené près de leurs chars et utilisaient pour se distraire. D’autres témoignages sont à découvrir dans la rubrique du site. Vincent Carpentier a ensuite présenté son livre qui sortira le 1er mars 2014 !

 

Christian Piélot, Christine Le Callonec, Yves Le Cuziat et Vincent Carpentier. A droite, les témoins Jacqueline Sehier et Claude Lemonnier
Christian Piélot, Christine Le Callonec, Yves Le Cuziat et Vincent Carpentier. A droite, les témoins Jacqueline Sehier et Claude Lemonnier